Allocation solidarité crise

En 2010, ce sont près d’un million de chômeurs qui vont arriver en fin de droits. Parmi eux, 600 000 personnes vont se retrouver du jour au lendemain sans aucune allocation ou aide. Sans la solidarité de leurs familles, c’est l’exclusion qui les attend. C’est inacceptable.
Pourtant, le gouvernement ne prend pas la mesure de la gravité et de l’urgence de la situation. Dans ces conditions, le PS propose la mise en place immédiate d’une allocation exceptionnelle : l’allocation solidarité crise (ASC). Concrètement, cette aide permettra d’allonger de six mois les indemnités chômage de ceux qui arrivent en fin de droit, pour ne pas ajouter l’exclusion à la crise.
Comment la mettre en oeuvre ? Le PS va déposer une proposition de loi à l’Assemblée nationale. Nous appelons solennellement l’UMP et la majorité à la voter avec nous pour répondre à l’urgence sociale.
Comment la financer ? Les marges de manoeuvres existent bel et bien ! La baisse de la TVA dans la restauration, qui n’a eu aucun effet sur les prix et sur l’emploi, coûte plus de deux milliards d’euros chaque année à l’État. Le paquet fiscal, avec son fameux bouclier, coûte 15 milliards d’euros par an. Les exonérations de cotisations sociales, dont beaucoup n’ont pas d’effet sur l’emploi, s’élèvent à 9,4 milliards d’euros.
L’ASC n’est pas de l’assistanat, c’est de l’assistance à 600 000 personnes en danger. C’est aussi un soutien au pouvoir d’achat et à la consommation, qui contribuent à relancer l’économie. L’UMP et le gouvernement ont les éléments pour choisir et décider. Feront-ils encore le choix de favoriser les privilégiés, comme ils ont fait le choix de sauver les banques et d’abandonner les PME dans la crise?
Extrait du dernier Hebdo des socialistes

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