Deux ans plus tard

Cela fait maintenant plus de deux ans que la promesse de campagne du maire de Saint-Mandé (« mise en place de panneaux de libre expression »), concédée au début de l’année 2008 après plusieurs mois d’incessants rappels à la loi formulés par les conseillers municipaux d’opposition, reste lettre morte. Les 22 429 habitants de Saint-Mandé ne disposent donc toujours d’aucun panneau de libre expression, composante pourtant élémentaire de la vie démocratique locale. Le manque de volonté manifeste de la municipalité (UMP), en retardant sans cesse cet aménagement, maintient notre commune en marge de la légalité.

Qui peut croire que cette installation pose des problèmes techniques insurmontables ou nécessite de longues études préparatoires, quand la municipalité s’empresse de mettre en place de tout nouveaux cendriers extérieurs devant les cafés, des caméras de surveillance et des bornes d’appel d’urgence alimentées par panneaux solaires ? La dernière campagne d’affichage de la municipalité vante ses efforts de communication multi-supports en direction des Saint-Mandéens, et conclut par une étrange formule: « nul ne peut dire « je ne savais pas » à Saint-Mandé » (BMO n° 160, p. 55; cf. à ce sujet notre article du 15 février). Pourtant, le libre jeu démocratique suppose de favoriser la pluralité des sources d’information et non le monopole vertical de celle-ci par le pouvoir local. Internet ne saurait servir de prétexte pour mettre en doute l’utilité des panneaux d’affichage, qui permettent de toucher un public large sans nécessité de connexion au réseau informatique.

Deux élections (européennes en 2009, régionales en 2010) se sont déjà écoulées depuis le début de la nouvelle mandature, sans parler de la votation sur la Poste. Aurait-on l’intention de repousser cet aménagement après les élections présidentielles et législatives de 2012? Pendant ce temps, 24 portraits du maire en exposition permanente (11 sur les panneaux d’information sous verre, 13 dans les abribus) se laissent admirer nuit et jour dans la ville.

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