Le mépris du dialogue social : les syndicats trahis

A Paris, le gouvernement a d’abord incité les syndicats à négocier. Alors la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME ont accepté, à titre expérimental, d’assouplir les règles relatives aux contingents d’heures supplémentaires. On leur a promis de reprendre leurs propositions dans la loi. En récompense : une trahison ! Dans le projet dévoilé en fin de semaine dernière par le gouvernement, on découvre la possibilité, contestée par les syndicats, de déroger aux 35 heures.

François Chérèque s’estime « trompé par le ministre du Travail », tandis que Bernard Thibault s’offusque de la méthode et du contenu du projet de loi relatif au temps de travail, qui « modifie autoritairement les 60 articles du code du travail ». « C’est gravissime », juge-t-il à raison.

Pour ajouter l’insulte à l’injure, à Bruxelles, le gouvernement français a lâché nos voisins espagnols, belges, grecs ou hongrois qui ont vivement critiqué, d’une seule voix, l’autorisation de pousser la durée maximale du travail à 60, voire 65 heures, dans l’Union européenne.

Voilà le résultat d’une politique gouvernementale qui méprise le dialogue social. Non seulement c’est gravissime pour les garanties collectives, mais c’est aussi une forme de sabotage de toute tentative future de réforme. Aucune réforme n’est juste et efficace si elle ne respecte pas le dialogue social et si elle le décrédibilise comme l’a fait le gouvernement.

Si la loi n’est pas fidèle à l’accord et étend de nouvelles dérogations aux 35 heures, quel crédit les syndicats pourront-ils apporter encore à une négociation ?

Intervention de Ségolène Royal

Propos de Martial :

Avec 41 années de travail, des retraites au-delà de 60 ans et des semaines de travail à 60 heures, il est évident que le problème des règlements de retraite va être résolu ; l’espérance de vie diminuera… Déjà que les ouvriers sont ceux qui ont l’espérance de vie la plus courte…

Pendant combien temps supportera-t-on encore ces attaques sociales ? Ces injustices ?

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