Soutien à Jean-Paul Huchon

Nous reproduisons ci-dessous un extrait de l’entretien donné par J.-P. Huchon dans le Parisien du 6 décembre dernier, puis un extrait du communiqué de soutien de la fédération PS du 94.

-Avez-vous été surpris par l’avis du rapporteur ?
Evidemment. Surpris, choqué et en colère. Je rappelle que mes comptes de campagne ont été validés par la commission nationale de comptes de campagne, elle-même composée de magistrats, notamment du conseil d’Etat. Elle a explicitement considéré que la campagne de communication visée n’avait pas de caractère électoral.
-Vos adversaires avaient pourtant dès le début des régionales dénoncé cette campagne d’affichage…
Cette campagne dure depuis cinq ans. Elle a toujours le même visuel et se fait systématiquement à la même période, en septembre, dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité et des transports. C’est une campagne d’information générique, sur laquelle, il n’y a ni mon nom, ni aucune allusion à une échéance électorale. Elle était faite pour informer les Franciliens que la région avait désormais la responsabilité des transports.
-Comment expliquez-vous l’avis du rapporteur ?
C’est stupéfiant. Ses arguments sont contraires à toutes les jurisprudences sur lesquelles nous nous sommes appuyés. Le rapporteur ne propose pas l’annulation du scrutin, il reconnaît d’ailleurs que cela n’a pas influencé le scrutin. Mais il propose mon invalidation. C’est la première fois qu’on éliminerait un candidat élu avec une si grande avance. J’ai recueilli 57 % des voix, avec 400 000 voix d’écart. Les deux millions de Franciliens qui ont voté pour moi se verraient purement et simplement privés de leur suffrage. Il s’agirait d’un déni de démocratie.

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L’UMP a qualifié la communication annuelle et récurrente du STIF sur les transports de campagne de promotion. Mais que dire alors du matraquage médiatique qu’avaient connu tous les Franciliens en ce début d’année 2010 au travers d’une campagne gouvernementale d’affichage massif sur la notion présidentielle de Grand Paris ? Et que dire surtout, de l’absurdité juridique qui consisterait à remettre en cause le résultat global de cette élection, en invalidant qu’un seul élu, celui précisément que les électeurs ont choisi pour diriger la région Île-de-France ? Face à ces attaques injustes et infondées, Luc Carvounas et l’ensemble des socialistes du Val-de-Marne assurent le président Jean-Paul Huchon de leur soutien et de leur amitié.

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