Assurance maladie : après les franchises, les Français vont encore payer

Au terme de six ans de gouvernement de droite, la situation financière de la sécurité sociale s’est profondément dégradée. L’année dernière la droite invoquait la responsabilité individuelle et surtout le passif de sa propre gestion ;  or pour 2009, il n’y a plus d’alibi possible. Le déficit est dû à l’inaction du gouvernement qui a renoncé à toute véritable démarche de maîtrise médicalisée des dépenses, et qui a baissé les bras face à l’atonie économique.

Contrairement aux annonces formulées par le gouvernement, il n’y a aucune clarification des comptes de la sécurité sociale, bien au contraire. Le Parti socialiste constate que l’objectif d’équilibre des comptes prévus pour 2007 à travers la reforme Douste-Blazy/Bertrand n’est pas au rendez-vous. Le régime général devrait enregistrer un déficit de près de 10 milliards en 2008 dont plus de 4 milliards pour la seule assurance maladie, pour un déficit cumulé de près de 80 milliards depuis 2002.

Ce plan est injuste, car en taxant les mutuelles, il va mécaniquement aboutir à une augmentation des cotisations. C’est un nouvel impôt qui sera payé par la grande majorité des assurés sociaux qui verront augmenter leurs prélèvements et réduire encore leur pouvoir d’achat. Il s’agit d’un tour de passe-passe, qui sans augmenter le ticket modérateur, va pénaliser les Français.
De plus, ce plan n’est pas à la hauteur des enjeux, car il s’agit de mesures purement financières qui ne s’attaquent pas aux réels dysfonctionnements de notre système de santé. Il ne propose pas de solutions structurelles et ne responsabilise, ni l’Etat, ni l’assurance maladie, ni les prescripteurs.

Ce énième plan de rafistolage s’ajoute aux 24 plans précédents, aux forfaits, aux déremboursements et aux franchises qui n’ont naturellement rien réglé. C’est l’austérité dans l’injustice.

Communiqué de,
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
et Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé

—————————————————————–

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *