La bataille pour les transports a commencé

Pour répondre aux attaques de Valérie Pécresse et de l’UMP, rappelons ici quelques-unes des mesures phares du conseil régional (PS) en matière de transports:
-La réalisation de 2 nouvelles lignes de tramway, la prochaine inauguration de 4 autres lignes.
-Le prolongement de 2 lignes de métro (lignes 13 et 14).
-La création de lignes de bus, notamment le Noctilien.
-La mise en place de navettes fluviales.
-L’augmentation de la fréquence des trains de banlieue, des RER, des métros, des tramways, des bus.
-Le renouvellement, l’amélioration du matériel roulant.
-Le financement de la carte Imagin’R.
-L’aide aux transports pour 1 million de voyageurs aux revenus modestes (dont la gratuité pour les bénéficiaires du RSA).
-La suppression des zones 7 et 8 pour alléger le coût des transports de la grande couronne.
-La création du ticket t+ permettant des correspondances sans charges supplémentaires pendant 1h30.
Ces mesures, qui se poursuivent cette année encore, s’inscrivent dans une logique de développement et d’amélioration à long terme de l’offre des transports. Il convient à ce sujet de rappeler que l’institution régionale n’a obtenu la pleine charge de la gestion des transports en Ile-de-France qu’a partir de 2006, date à laquelle la région a pris la direction du STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France).
Or en l’équivalent de 3 ans de gouvernance, la région a réalisé plus pour les transports franciliens que l’Etat en 20 ans ! Malgré les grands discours du pouvoir, force est de constater que ce sont bien les gouvernements de droite qui, au cours des dernières années, ont eu tendance à abandonner les transports d’Ile-de-France.
Depuis 2002 et alors que le trafic augmentait de 20 %, l’Etat a diminué ses investissements de 50 % ! L’Etat possède aujourd’hui le seul levier susceptible de soulager à la fois les collectivités et les usagers: le versement transport, auquel sont sujettes les entreprises franciliennes. Mais il refuse dorénavant l’augmentation de ce versement, alors que lui-même en a abusé lorsqu’il avait la charge des transports (entre 2002 et 2005, cette taxe a augmenté de 9 %), tout comme il a abusé de l’augmentation des tarifs des usagers.
Cette année, dans un contexte économique difficile pour tous, la région a fait le choix de limiter l’augmentation des tarifs. C’est pourquoi, alors que la simple logique économique (l’inflation) aurait dû amener à une augmentation de 5 %, cette dernière a été limitée à 2 %. Les collectivités (conseil régional, conseils généraux et municipalités), malgré leurs difficultés, partageront l’effort puisqu’elles vont, elles aussi, augmenter leur financement. La région a donc refusé que cette baisse soit entièrement compensée par une augmentation des tarifs des usagers dans une période difficile et alors que la qualité de services se détériore sur de nombreuses lignes.

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