Violence policière à Montreuil

Mercredi 8 juillet, alors qu’une cantine de rue et un rassemblement étaient organisés pour protester contre l’évacuation forcée de la clinique (squat investi par de nouveaux habitants et devenu lieu social et culturel du quartier), les forces de l’ordre ont violemment chargé les manifestants en utilisant à de nombreuses reprises des flash ball et en visant les manifestants à la tête. Parmi eux, plusieurs blessés, dont un cameraman qui a perdu l’usage d’un œil.
Le Parti socialiste demande que l’IGS, qui a été saisie, et la Commission nationale de déontologie de la sécurité puissent faire toute la lumière sur ce grave incident.
La dotation en flash ball de la police a été appuyée par l’argument que ces armes seraient non létales et leur usage rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu’il n’en est rien. Ces flash ball sont utilisés de façon offensive en ignorant les principes supposés régler leurs interventions dont celui de « proportionnalité de la riposte », et ceci au risque d’occasionner des dégâts graves (tirs à bout portant, tirs à la tête).
Cet épisode n’est malheureusement pas isolé. Les interventions policières expéditives sont devenues nombreuses et accompagnent le durcissement des lois répressives : arrestations et interrogatoires d’enfants, gardes à vues injustifiées, non-respect des populations (des jeunes et des immigrés en particulier), criminalisation du syndicalisme, dispersions brutales et violentes de rassemblements pacifiques… Ce sont autant d’éléments qui creusent le fossé entre la police et les Français.
Le Parti socialiste s’associe au rassemblement qui aura lieu ce lundi 13 juillet à 19 heures à l’entrée de la rue du capitaine Dreyfus à Montreuil.

Communiqué de Pouria Amirshahi, secrétaire national aux droits de l’Homme, le 13 juillet 2009

Voir également le communiqué de la section PS de Montreuil.

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