Affaire de la Société Générale: les socialistes réagissent

Pierre Moscovici souhaite que la commission des finances puisse mener des investigations

Le député socialiste Pierre Moscovici a déclaré « ne pas tout à fait croire à la thèse de l’homme isolé » dans l’affaire des pertes de la Société Générale et s’est prononcé pour la démission du président de la banque Daniel Bouton, estimant que « sa responsabilité est engagée ».

Quant au président Daniel Bouton, « sa responsabilité est engagée », a-t-il estimé. « Dans aucun autre pays au monde, on ne pourrait imaginer le président d’une banque qui connait ce type de problèmes gigantesques, qui est accusé d’ailleurs par le premier ministre de ne pas avoir prévenu les pouvoirs publics, dont on ne sait pas s’il a prévenu la Banque de France, justement tout à fait dans les temps ».

Selon Pierre Moscovici, Daniel Bouton ne peut pas « se contenter de dire, je vais donner six mois de mon salaire ». « Je dis qu’il me semble qu’il n’échappera pas à ses responsabilités. Je le dis sous vouloir accabler l’homme. Il faut que cette affaire aille jusqu’au bout, que la clarté aille jusqu’au bout, que tous les contrôles soient mis en oeuvre ».

Selon lui, il faut que la commission des finances puisse mener des investigations sur cette question et « qu’elle auditionne tous les acteurs, le président de la banque, le gouverneur de la banque centrale française, peut-être d’ailleurs d’autres autorités encore puisqu’on a parlé de rapports avec la Fed (Réserve fédérale américaine) sur cette question, les ministres, le premier ministre ».

« Connivence des puissants et de ceux qui jonglent avec les milliards pendant qu’à la base les petits ont du mal à vivre » selon Ségolène Royal


Ségolène Royal a dénoncé samedi matin à Paris une « connivence » entre les puissants et « ceux qui jonglent avec les milliards », à propos de ce qu’elle a qualifié d' »invraisemblable scandale de la Société Générale ».

Elle a pointé « cette espèce de connivence, en haut, des puissants et de ceux qui jonglent avec les milliards pendant qu’à la base les petits ont du mal à vivre, à survivre ».

« Il faut un rétablissement moral à partir de ce scandale, au moins que la leçon en soit tirée et que les banques, grâce à une loi bien claire, cessent de se faire du beurre sur le dos des plus modestes », a-t-elle poursuivi. « Faisons très rapidement la réforme que je réclamais depuis longtemps: rémunérer les comptes de petits épargnants ».

Evoquant les municipales, elle a affirmé: « c’est dans les collectivités territoriales que nous allons pouvoir faire un rempart contre la politique de la droite, celle qui met les valeurs financières au-dessus de toute valeur humaine ».

« Cet invraisemblable scandale nous montre à quel point le capitalisme est devenu incompétent, irresponsable, intolérable, désinvolte » a lancé Ségolène Royal.

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