Extraits du point de presse PS du 4 février

Législatives partielles

Nous pouvons nous féliciter de l’élection de Françoise Vallet dans la circonscription de Chartres, face au député-maire UMP, comme de la forte progression de
Philippe Kaltenbach dans les Hauts-de-Seine.
Je vois dans la lecture de ces deux élections une forte progression de la gauche. C’est là un des exemples du mécontentement des Français, concrétisé par la nouvelle baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages.
Ce mécontentement porte bien sur la baisse du pouvoir d’achat et sur le non-respect des engagements pris par le président.

Il faut aujourd’hui aller plus loin. M. Devedjan parlait d’un avertissement salutaire. Je propose au nom du Parti socialiste que nous ne décevions pas M. Devedjan. Il faut poursuivre cet avertissement et même l’amplifier.
Lors des prochaines élections municipales, les Français voteront pour des maires et des conseillers généraux. Ils voteront pour des projets municipaux, pour avoir des élus qui protègent, qui innovent. Mais leur vote sera un avertissement clair au président et à son gouvernement. Un avertissement pour empêcher un plan de rigueur qui touchera de plein fouet les salariés et les retraités. Oui, cet avertissement est salutaire, oui il faut l’amplifier lors des municipales.

Les promesses de Nicolas Sarkozy

A Gandrange ce matin, avec N. Sarkozy, c’est : déplacement rapide et engagement sans lendemain. Il vient et déjà compte revenir. Il l’a déjà fait maintes fois à Argenteuil, à La Courneuve et on pourrait multiplier les exemples. A Gandrange, c’était trois quart d’heures, poignée de mains comprises, alors que les salariés et les élus attendaient des engagements et des actes concrets.
Mais il joue personnel, à tel point qu’il avait écarté les élus, ce matin.
Face à cette stratégie personnelle, comme M. Guéant l’a annoncé hier, en promettant une augmentation des retraites dans quelques semaines, nous demandons que se soit dès maintenant, que l’augmentation du minimum retraite soit annoncé, pas dans quelques semaines. Que l’on nous donne une date d’application maintenant sans renvoyer à plus tard un engagement qui était celui du candidat.

Les Français attendent, et je veux citer ici Mme Lagarde « Nous sommes encore au grand matin du sarkozisme et l’avenir nous attend plein d’espoir et de promesses ». Cette citation montre que Me Lagarde a le même avis sur la situation qu’à propos de la crise financière : « tout va très bien ».
Nous lui disons que les Français pensent que tout ne va pas bien. Il y a un problème de pouvoir d’achat, un problème de mauvaises prévisions dans le budget de l’Etat pour 2008, et ces mauvaises prévisions ne masquent pas la préparation d’un plan de rigueur.
Nous disons au 1er ministre que nous souhaitons un débat au parlement dès cette semaine, avant la suspension des travaux pour les municipales, sur la situation économique du pays.

Par Bruno Le Roux

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