La Marseillaise et le drapeau tricolore, par Martial

Au premier abord, comme beaucoup de monde j’ai été surpris par Ségolène… Puis, encore une fois, j’ai essayé de me libérer de la pression médiatique. Et il est évident que placé dans son contexte, le propos de Ségolène a une autre dimension. Déjà… où était-elle lors de cette prise d’initiative ? Elle était à Marseille ! Ville origine du nom de notre  hymne national et où, parfois, ces deux valeurs sont bafouées par une jeunesse troublée, pourquoi ? Car ces deux symboles ont été appropriés par l’extrême droite, par la haine. 

Moi-même, je me suis souvent surpris à penser que le drapeau français (brandi pas les nationalistes hexagonaux) ainsi que l’hymne national ne représentaient pas mes valeurs de pensés, d’humanisme.

Et c’est vrai, que depuis les propos de Ségolène, je me suis rappelé que c’était le symbole du peuple de France qui s’est révolté contre les injustices. Ces symboles d’une révolution où les Français aspiraient à une France plus juste !    

    Que, en 1832, Gavroche c’est sous le drapeau français qu’il laissa la vie sur une barricade.   Je me suis souvenu aussi que lors des grandes compétitions internationales c’est encore notre drapeau qui est notre signature, notre repère, notre identité.   

Laure Manaudou est encore une fois à l’honneur, championne du monde en Australie. Elle sera sur la plus haute marche du podium. Quels seront les seuls symboles qui accompagneront sa réussite pour rappeler au monde son pays d’origine, l’identité de la nation qu’elle représente ? La marseillaise et le drapeau Bleu Blanc Rouge. 

Si vous avez vu le film Indigènes, n’oublions pas ces images des Nord-Africains se battant pour la France et levant à bout de bras encore une fois le drapeau tricolore.  Ségolène Royal a vraiment raison de rappeler que ces symboles appartiennent à tous les Français… dans leur diversité.

Mon engagement dépasse largement nos frontières, avant d’être français, d’être européen je suis un être humain et de voir mon voisin du Népal, du Bénin, du Pérou,  de Tchétchénie souffrir d’injustice me fait autant de mal que celui me demandant l’aumône à Paris. Mais je ne dois pas oublier que mes convictions, mes idées, ma foi en l’être humain universel sont aussi issues de la culture de mon pays façonnée elle-même par le combat du peuple de France pour la liberté, l’égalité et la fraternité. La déclaration des droits de l’homme toujours jointe aux couleurs du drapeau est aussi une référence pour mes pensées. 

Martial

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