Le Grenelle de l’environnement… mis à mal !

Le projet de loi sur les OGM tel que présenté aujourd’hui à l’Assemblée nationale est irrecevable en l’état. Il ne garantit aucunement la possibilité de produire et de consommer sans OGM, et va à l’encontre du principe de précaution. La preuve de la coexistence des cultures n’étant pas avérée à long terme, le projet entérine de façon irréversible la généralisation d’une agriculture française dépendante des OGM.

Le Parti socialiste dénonce le fort décalage entre les effets d’annonce du Grenelle de l’environnement et la réalité de l’action gouvernementale. Alors que le Président de la République lui-même faisait part solennellement en octobre dernier de ses doutes sur certains OGM, et après avoir demandé, à juste titre, l’activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810, force est de constater que le projet de loi est un reniement des engagements pris.

Le Parti socialiste, qui réaffirme son attachement à une recherche publique indépendante des pressions financières de court terme, s’opposera au projet de loi sur les OGM lors du vote au Parlement.

Il fera valoir par amendements la défense et le développement d’une agriculture performante écologiquement et économiquement, fondée sur une agronomie innovante et respectueuse des équilibres naturels, à la fois attachée aux territoires et à la qualité des produits.

Communiqué du Bureau national


Propos de Martial :

Lu dans la presse :

Deux élus de l’UMP accusent des parlementaires d’être actionnés ou menacés par le lobby pro-OGM…

Dans Le Monde, daté du 2 avril, le sénateur Jean-François Le Grand s’en prend en particulier aux semenciers et dénonce « l’obscurantisme » de ceux qui pensent encore « que l’économie l’emporte sur l’homme. »

« Certains ont fait main basse sur l’UMP afin de défendre des intérêts mercantiles (…) La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale », affirme-t-il.

Jean-François Le Grand en veut pour preuve « la violence des réactions de Bernard Accoyer (le président de l’Assemblée nationale) et d’autres au lendemain de l’avis rendu par le Comité de préfiguration. »

(…)

Jean-François Le Grand dit avoir été lui-même « approché » par des semenciers et avoir refusé de leur parler pour rester libre.

Selon lui, la question des OGM est « un combat d’arrière-garde mené par ceux qui pensent encore que l’économie l’emporte sur l’homme. »

Sur Libération.fr, le député UMP de Moselle François Grosdidier dénonce l’activisme de la FNSEA, le principal syndicat agricole, et du lobby semencier, pour que le projet de loi soit détricoté.

« Mes collègues sont grandement intoxiqués (…) Les députés ruraux sont soumis à de fortes pressions », affirme-t-il.

(…)

« Certains de mes collègues, dont je tairai le nom, se sont entendus dire que leur permanence risquait d’être mise à sac », avance-t-il.

Eh bien je ne sais pas si j’aurais osé dire tout cela… Vivement que le peuple reprenne le pouvoir !

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